MERCREDI 31 OCTOBRE 2018 – L’ATMOSPHÈRE DU FESTIVAL AU JOUR LE JOUR À L’ÉCRAN, SUR SCÈNE, EN COULISSE… PARTOUT

DÉRIVE DEVANT SA PLUS GRANDE ASSISTANCE À CE JOUR
À quelques heures de la présentation de son premier long métrage, DÉRIVE, le réalisateur David Uloth n’est pas trop nerveux dans la salle de presse. « Le film a déjà été présenté dans un festival à Vancouver et au FNC (Festival du nouveau cinéma) à Montréal. Alors, on sait comment les gens vont réagir. »
« En même temps, on ne sait jamais », oppose la scénariste du film Chloé Cinq-Mars présente également dans la salle de presse avec la jeune comédienne Éléonore Loiselle.
« C’est vrai. Le public, ici, est très chaleureux. Cette semaine, dans la ville, c’est la semaine du cinéma », se ravise David Uloth qui est déjà venu au Festival à quelques reprises pour présenter des courts métrages. Puis, le réalisateur rajoute : « Quand on était à Vancouver pour présenter notre film, on a vu des files d’attente le long des rues. On était très impressionnés, mais quand on est arrivé dans la salle, il y avait, quoi, 50, 60 spectateurs. C’est sûr que noyé dans 300 films, un long métrage québécois, c’est pas très vendeur là bas. »
Finalement, après quatre projections à Vancouver et à Montréal, c’était à Rouyn-Noranda qu’ils présentaient DÉRIVE mercredi soir dans une salle pleine de 725 spectateurs. C’est donc un David Uloth extrêmement heureux qui, en compagnie de Chloé Cinq-Mars et d’Éléonore Loiselle, est monté sur scène avant la projection : « Wow! Merci au Festival pour l’invitation. C’est un grand… grand, grand, grand, grand bonheur pour nous. Merci à vous d’être si nombreux. Vous êtes vraiment… nombreux! C’est la première fois qu’on présente ce film devant un public aussi grand », se réjouit le réalisateur tout en invitant les spectateurs à venir les rencontrer après le film.
Dès l’apparition du générique, la « conversation » entre les artisans de DÉRIVE et les spectateurs s’est établie rapidement et sans équivoque avec une ovation soutenue. Le dialogue s’est poursuivi dans le foyer avec de nombreux échanges au grand bonheur des artistes. Ils ont plus que jamais une meilleure idée de la réception que peut susciter leur film qui sortira sur les écrans du Québec au printemps 2019.
DANIELLE OUIMET EN TERRAIN FAMILIER AU FESTIVAL
Accompagnant le long métrage L’INITIATION, dont la version restaurée par ÉLÉPHANT, MÉMOIRE DU CINÉMA QUÉBÉCOIS est projetée mercredi après-midi en première mondiale, l’actrice Danielle Ouimet se sent comme une habituée du Festival. Dans la salle de presse, elle impressionne par ses connaissances du milieu, ses anecdotes et… ses conseils de santé.
En fait, il s’agit seulement de sa deuxième présence à l’événement (elle était venu avec le film LES SIGNES VITAUX), mais c’est comme si elle était une festivalière régulière. D’ailleurs, à peine arrivée, qu’elle a déjà pu voir le court métrage espagnol L’ENFANT QUI VOULAIT VOLER qui l’a enchantée. « Je suis impressionnée par le jeune comédien du film. Il est tellement précis dans l’interprétation », constate l’artiste de métier.
MOMENT ÉMOUVANT SUR LA SCÈNE DU THÉÂTRE DU CUIVRE
Pour présenter le faux documentaire LES OUBLIÉES, les réalisateurs Virgil Héroux-Laferté et Émilie Villeneuve étaient accompagnés sur scène par les interprètes Rachel Lortie et Jacques Matte. C’était évidemment très émouvant de revoir Rachel Lortie (qui a fait le bonheur de tant d’enfants pendant toutes ces années d’animation du volet jeunesse du Festival) en fauteuil roulant, mais toujours en voix pour nous prononcer sa traditionnelle phrase : « Un lait au… chocolat! » Boisson offerte par le Festival à tous les jeunes cinéphiles à la sortie du Théâtre du cuivre.  Rachel a expliqué que le tournage du film a eu lieu alors que ça faisait un an qu’elle était hospitalisé à Pie XII. Ainsi, ce fut pour elle un moment des plus merveilleux, une véritable joie.

 

 

Texte : Alain Aylwin
Photo : Louis Jalbert
Vidéo : Tim de Bouville