L’ATMOSPHÈRE DU FESTIVAL AU JOUR LE JOUR – JOUR 3 – LUNDI 28 OCTOBRE 2019

MARILOUP WOLFE PRÉSENTE SON FILM JOULIKS ET ENCOURAGE LA RELÈVE

La pluie de la veille a cessé et les températures douces de retour en cette 3e journée de Festival. L’après-midi est sous le signe de la relève avec des courts métrages d’étudiants en cinéma du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue et de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue.

Mais c’est aussi le bloc de projection où la réalisatrice Mariloup Wolfe nous présente son long métrage Jouliks en compagnie de l’actrice Jeanne Roux-Côté et la productrice Annie Blais. « Wow! C’est une belle salle pleine. C’est incroyable, s’exclame d’entrée de jeu la réalisatrice. On est très, très, très contente d’être là aujourd’hui pour vous présenter le film qui est en tout début de vie; on l’a présenté pour la première fois la semaine dernière devant un public et hier. Donc, vous êtes notre troisième public. C’est vraiment excitant », souligne Mariloup Wolfe toujours fébrile avant de poursuivre.

« En plus, je trouve ça très symbolique de revenir ici aujourd’hui après toutes ces années et d’être là pendant le volet relève. Parce que j’ai présenté en 2001, ici même, mon tout premier court métrage, Fly Fly, et pour donner envie de persévérer à tous ceux ici présents qui veulent faire du cinéma, j’ai envie de vous raconter une anecdote. Évidemment, quand on est réalisateur, on est appelé à lire des scénarios. Je suis tombé en amour, un coup de foudre, avec le scénario de Jouliks il y a quatre ans quand on m’a approché pour réaliser le film, mais elles ne m’ont pas choisie », révèle Mariloup Wolfe sous les rires de la salle et les sourires gênés de la productrice et de l’actrice.

« Vraiment, ça été une grande déception. C’est un autre réalisateur qui a développé le projet pendant quatre ans, mais j’ai continué d’achaler Annie pendant toutes ces années. Puis, il y a un an et demi, le réalisateur s’est désisté et elles m’ont téléphoné pour me dire « Lâche ta poupée vaudou, c’est toi qui va le faire. » J’ai dit, « Un instant! Je vais relire le scénario » », ironise Mariloup Wolfe sous les rires et les applaudissements de la salle avant de conclure son histoire qui inspire la persévérance : « Puis là, je suis ici pour vous présenter le film avec grande fierté. »

LE FESTIVAL EST HUSKIES, MAIS AUSSI... FORCIER

La salle du Théâtre du cuivre avait une énergie particulière ce lundi en début de soirée, et pour cause : on y présentait la première mondiale du documentaire Brothers for life – mémoires d’une saison retraçant la saison de rêve 2018-2019 des Huskies. Le réalisateur Martin Guérin était bien accompagné sur scène pour présenter son film avec les joueurs de hockey Joël Thisdale, Alexis Arsenault et Zachary Émond alors que parmi les spectateurs se trouvait l’organisation des Huskies.

Mais d’abord, Martin Guérin a tenu à rendre un hommage bien personnel à un être d’exception de notre cinéma : « En 1994, à Amos, j’avais 22 ans. J’avais une conception colonisée du cinéma par celui d’Hollywood. J’étais assez inconscient. Puis, je suis tombé sur un film sur VHS : c’était Le vent du Wyoming d’André Forcier. Ce film-là, a changé ma conception du cinéma et m’a décolonisé. Alors, c’est un vrai, vrai, privilège, un honneur, d’être le documentaire qui va précéder le film de Monsieur Forcier. Comme enseignant de cinéma, je parle souvent de vous dans mes cours. Merci pour votre beau, grand, cinéma, Monsieur Forcier », déclare à Monsieur Forcier présent dans la salle, un Martin Guérin ému sous les applaudissements des spectateurs.

Les amateurs des Huskies n’ont pas été déçus de leur soirée. Non seulement le documentaire leur a permis d’avoir un accès privilégié à la vie de ce groupe soudé et fier, mais en prime, pendant la pause, ils ont pu se faire prendre en photo avec la Coupe du Président qu’on avait placé dans le foyer du Théâtre à cette fin.

Puis, c’était au tour des admirateurs du cinéma d’André Forcier d’être transporté dans une douce folie avec son 15e long métrage Les fleurs oubliées. Tout juste avant la projection, Monsieur André Forcier est monté sur scène en compagnie de la productrice Linda Pinet ainsi que des acteurs Roy Dupuis et Donald Pilon.

Monsieur Forcier s’est dit heureux d’être à Rouyn-Noranda : « Merci à tous d’être là. Merci Rouyn-Noranda; c’est une ville qui me plait beaucoup. À chaque fois que j’y viens, je rencontre des gens formidables. Alors, on a fait notre possible », dit Monsieur Forcier sous les rires et applaudissements de la salle avant de céder la parole à Donald Pilon. « Ça fait le 4e long métrage que je fais avec lui. Je vais vous dire une chose, j’aime ça travailler avec lui. C’est tellement enrichissant. Il est bougonneux, mais je l’aime pareil », conclut l’acteur pour laisser Roy Dupuis dire quelques mots. « Merci de nous accueillir encore une fois. J’espère que vous allez aimer ça. Comme il disait, on a fait notre possible », confirme Roy Dupuis.

La réception fut sans équivoque. Les spectateurs n’ont pas attendu l’apparition du générique pour se mettre à applaudir. La fable naturaliste avec une touche de fantaisie d’André Forcier n’a pas déçu les attentes qui étaient pourtant très élevées par les cinéphiles qui adorent les films de ce cinéaste hors du commun. Après la projection, ceux qui avaient vu le film suscitaient la jalousie de ceux qui l’avaient raté. Évidemment, la teneur des discussions sur les différents éléments du long métrage avait de quoi piquer la curiosité, c’est le moins qu’on puisse dire!

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