LA PLUS HAUTE DISTINCTION UNIVERSITAIRE POUR LES TROIS FONDATEURS DU FESTIVAL

En après-midi, trois heures à peine avant l’ouverture officielle de cette 39e édition du Festival, les trois cofondateurs de l’événement recevaient, dans l’enceinte du Théâtre du cuivre, un doctorat honoris causa de l’Université du Québec. C’est donc avec tout le décorum entourant habituellement un tel honneur, que messieurs Jacques Matte, Guy Parent et Louis Dallaire recevaient la plus importante distinction du réseau universitaire, tout comme madame Manon Barbeau, cinéaste et créatrice de la Wapikoni mobile.
En plus des hommages de la présidente du réseau de l’Université du Québec, Mme Johanne Jean, et du recteur de l’UQAT, M. Denis Martel, une belle surprise attendait les trois fondateurs du Festival : un hommage de la romancière de la région, Jocelyne Saucier (Il pleuvait des oiseaux, Les héritiers de la mine). En nous racontant ,avec tout le talent qu’on lui connaît, la création du Festival au début des années 80, elle nous révèle par la même occasion les origines intrinsèques de son prodigieux succès : « Louis, Jacques et Guy, c’était des abitibiens purs épinettes qui vibraient au chant chorale du bouillonnement culturel qui s’était emparé de nos rues et de nos fonds de rangs. Jacques, Louis et Guy ont percolé dans cette énergie. Ils se sont imprégnés de nos rêves. Ils ont escaladé les hauts murs de l’impossible et ils ont rendu possible l’impossible rêve. Ils l’ont fait à leur façon; à notre façon. C’est à dire, collectivement. Nous avons ici une histoire qui s’est faite à partir d’un mode coopératif d’organisation : ensemble! Ça fait partie de nos gènes collectifs. Jacques, Louis et Guy sont allés chercher dans ce brûlant brasier, ceux et celles qui allaient former ce qu’on appelle maintenant l’équipe du Festival. Cette équipe est devenue une entité en soi : un organisme vivant qui se renouvelle. Un miracle organisationnel qui a fait des petits. Mais ils ont fait bien plus que de créer un modèle de gestion événementielle, ils ont donné naissance à une espèce humaine qui n’existait pas en Abitibi-Témiscamingue : le festivalier et la festivalière. Des gens qui sont devenus fins connaisseurs. Ils savent reconnaître la touche Bill Plympton à la première image. Ils savent reconnaître un Oscar ; le film Whiplash de Damien Chazelle a eu le Prix du public ici, à Rouyn-Noranda, avant de recevoir sa statuette à Hollywood. Il y a eu, depuis les débuts, beaucoup d’enfants initiés au cinéma par le Festival (près de 3000 à chacune des éditions). Des enfants devenus grands, qui, pour certains, font partie de l’équipe du Festival ou sont devenus des cinéastes qui se sont nourris de films qui venaient de partout et qui ont pu échanger avec des réalisateurs professionnels. Le Festival a mis le monde à leur portée. Il est à l’origine de cette terre d’art créatrice. Et il faut saluer ici la jeunesse éternelle de nos trois gars; toujours aux aguets des nouvelles technologies, des nouveaux formats pour renouveler leur offre cinématographique. Toujours à l’écoute des nouvelles voix créatrices de la région. Toujours en quête de formules inédites pour créer des lieux d’échanges entre nos jeunes créateurs et des cinéastes chevronnés. Le Festival est maintenant plus qu’un diffuseur de cinéma, il a pris un tournant actif vers la création. Il est devenu un laboratoire, un lieu de création où les créateurs et créatrices d’ici trouvent inspiration, expérimentation, propulsion pour leurs oeuvres présentes et à venir. En 1982, nos trois gars, quand même impressionnés par leur propre audace, avaient lancé avec l’humour qu’on leur connaît, leur premier festival sous le thème On aura tout vu!. Il faut croire qu’on a encore rien vu », conclut Jocelyne Saucier.

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