« LE FESTIVAL OFFRE AU QUÉBEC UN POUMON CULTUREL EN CES TEMPS PAS COMMODES »

Cette matinée dominicale s’est poursuivie avec le long métrage MY SALINGER YEAR. Tout juste avant sa projection, son réalisateur, Philippe Falardeau, est monté sur scène pour féliciter Rouyn-Noranda d’avoir gardé le fort au niveau culturel pour le reste du Québec :
« Merci au Festival, à ses organisateurs, d’avoir offert au Québec un poumon culturel en ces temps pas commodes où nos  gouvernements ont décidé qu’il y avait certaines économies qui étaient moins valables que d’autres. On a ici un rassemblement aujourd’hui qui est important. Et dans le reste du Québec, ce n’est pas possible parce qu’on a considéré qu’il était plus important de se rassembler dans des IKEA ou des Dollarama, que c’était plus valable que le cinéma ou le théâtre », a déclaré le réalisateur toujours très engagé avant de poursuivre :
« Il y a 20 ans exactement, je venais présenter ici LA MOITIÉ GAUCHE DU FRIGO. C’est donc l’anniversaire, ce mois-ci, de 20 ans de carrière pour moi. Je suis content d’être ici pour ça », confie Philippe Falardeau, avant d’expliquer qu’à l’époque, il avait rencontré le
réalisateur belge Pierre-Paul Renders (qui était venu au Festival présenter THOMAS EST AMOUREUX) avec qui il avait pu fraterniser et élaborer une idée belgo-québécoise qui plusieurs années plus tard est devenue le film CONGORAMA.
Puis, Philippe Falardeau ajoute : « Donc, d’être venu ici, ça a fait des petits. Et encore plus tard, quand j’étais venu présenter MONSIEUR LAZAR, j’avais fait la tournée de la région avec le film et Jacques Matte avait eu la brillante idée de me donner comme chauffeur Marc Lemay, l’ex-bloquiste, qui connaissait évidemment la région comme le fond de sa poche. Et ça m’a donné l’idée de faire GUIBORD S’EN VA EN GUERRE. Donc, tout ça pour dire que, n’eût été de Rouyn-Noranda, où serais-je aujourd’hui? », demande le réalisateur à l’assistance avant de poursuivre sous les rires des festivalières et festivaliers. « Et quand on me demande régulièrement : Toi, tu en as fait des festivals. Lequel que tu préfères? Cannes? Berlin? Toronto? Venise? Et que je réponds Rouyn-Noranda. Ça roule des yeux, mais… Alors, je vous remercie beaucoup. » Finalement, avant de quitter la scène, Philippe Falardeau a tenu à dire que même si le film a été présenté en première mondiale à Berlin, on l’avait sorti de la salle au bout de cinq minutes pour aller faire une autre présentation du long métrage à l’autre bout de la ville, ratant ainsi les réactions des spectateurs. C’est donc à Rouyn-Noranda, ce dimanche matin, qu’il aura enfin eu la chance de voir son film en pouvant jouir totalement de l’appréciation du public. Décidément, où serait Philippe Falardeau sans le Festival de Rouyn-Noranda?

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