L’atmosphère du Festival au jour le jour en scène, en coulisse…

JOUR 4

MARDI, 31 OCTOBRE 2017

BURN OUT ACCOMPAGNÉ… PAR DE NOMBREUX INVITÉS

De nombreux invités accompagnaient le long métrage Burn out pour sa première nord-américaine mardi soir au Théâtre du cuivre : les comédiens Emmanuel Auger, Paul Dion et Jézabel Drolet, ainsi que la productrice Louise Sabourin. Mais c’est d’abord le réalisateur Michel Jetté qui a prit la parole : « Merci d’être là. Ça nous touche beaucoup. D’autant plus que, bien qu’il ait été tourné dans la région de Montréal, Burn out est né en Abitibi-Témiscamingue. En fait, dans le coin de la région de Macamic. Je tiens donc à saluer les gens de la région de Macamic qui seraient ici ce soir. »

Emmanuel Auger et Jézabel Drolet ont souligné à quel point de nombreuses personnes vont se reconnaître ou reconnaître quelqu’un de leur entourage dans ce film qui peut aider à long terme ceux qui sont touchés par l’anxiété ou la dépression. Un long métrage qui bouscule même si « pour une fois, je ne jouais pas un bum, pas un casseur de gueules », racontait Emmanuel Auger avec humour.

« C’est un énorme plaisir d’être à Rouyn-Noranda encore une fois. Pour la quatrième fois », a rappelé Paul Dion. « J’ai commencé avec Hochelaga, après ce fut Histoire de Pen, puis Bumrush. Et maintenant Burn out. Aussi, je suis venu [jouer] au théâtre ici. C’est toujours extraordinaire de revenir à Rouyn-Noranda en Abitibi-Témiscamingue. C’est une région que j’aime beaucoup et c’est un théâtre que j’apprécie beaucoup tant au niveau du cinéma qu’au niveau du théâtre. Je peux vous dire que ce film là… Excusez-moi… [retenant des larmes, avant de poursuivre] On l’a fait avec toutes nos tripes. On l’a fait avec toutes nos émotions. C’est un film… d’équipe. C’est un film… de coeur. Merci! », a conclu Paul Dion sous les applaudissements réconfortants des spectateurs dans la salle.

LE JOUR APRÈS, UN RÉALISATEUR AUX ANGES

ou

LA SINCÉRITÉ DU PUBLIC

Au lendemain de la projection de son film Many Heavens et de l’ovation de trois minutes qu’il a suscité, le réalisateur belge Jan Matthys est aux anges. « Au déjeuner, il flottait », rapporte le président du Festival Jacques Matte. De son côté, Louis Dallaire vice-président de l’événement, explique et résume : « Le réalisateur s’attendait à tout et à rien à la fois. Il a eu tout. »

Mais comment avait-t-il réagi quand il a su que son tout premier long métrage serait lancé en première mondiale à Rouyn-Noranda? « C’est la première fois que je viens au Québec, mais ce festival est très connu en Belgique. Mes collègues réalisateurs m’ont dit que c’était un festival idéal pour mon film; avec des valeurs humaines. »

En fait, Jan Matthys relate que les plus beaux commentaires qu’il a reçus suite à son ovation n’étaient pas en mots. C’était sans parole, dans les gestes, dans les regards. « C’était physique. C’est plus sincère encore. Sincérité est le mot juste », insiste Jan Matthys. « Sincère. » C’est aussi ce que le réalisateur Michel La Veaux avait noté en début de semaine au sujet du public qui commentait son film Labrecque, une caméra pour la mémoire. De quoi combler de joie, et d’espérance pour un prix, le réalisateur Jan Matthys alors que son film sortira en salle en Belgique lundi prochain.

UN ENCAN À CÔTÉ DU FESTIVAL

Parmi les à-côtés que souligne le Festival cette année, il y a l’encan d’art au profit de l’organisme de défense de la forêt boréale l’Action boréale de l’Abitibi-Témiscamingue. L’exposition se poursuivra jusqu’en décembre ce qui explique que les enchères débutent lentement, mais déjà on remarque de l’intérêt pour un tableau de Marc-Aurèle Fortin, un dessin de Frédéric Back et une guitare de Richard Desjardins tant associé à la défense de la forêt depuis son documentaire L’erreur boréale. À signaler, une magnifique oeuvre, bien régionale, de Norbert Lemire Hérons sur Opasatica, et un tableau de Raôul Duguay qui vient tout juste de se rajouter pour les enchères  La montée du plaisir.

Texte: Alain Aylwin

Photo: Louis Jalbert

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