L’atmosphère du Festival au jour le jour en scène, en coulisse…

JOUR 3

LUNDI, 30 OCTOBRE 2017

UNE GRANDE SURPRISE POUR PLUSIEURS FESTIVALIERS

Pour terminer cette 3e journée de festival, un film belge en première mondiale : Many Heavens. Déjà là, il y avait de quoi intriguer ceux qui s’étaient surtout déplacés pour voir en début de soirée l’adaptation cinématographique de l’autobiographie de Félix Leclerc. « Est-ce que je reste pour ce film en version néerlandaise avec sous-titres en français? », se demandaient bien des spectateurs.

Le sympathique réalisateur belge Jan Matthys était présent et a tenu à dire quelques mots en français avant la projection : « Vous êtes les courageux. Je suis Belge, de la partie flamande; à mon accent, c’est clair, le français n’est pas ma première langue. Je suis très heureux de vous présenter en première mondiale mon long métrage. Je suis convaincu que ce festival chaleureux et très sympa est l’environnement idéal pour lancer mon film. Je suis ici. J’y laisse mon enfant et dans 90 minutes, ça sera aussi le vôtre. Merci. », a conclu Jan Matthys sous des applaudissements généralisés et même quelques cris admiratifs. Déjà, ce discours de Jan Matthys avait touché les gens, restait à voir comment serait reçu ce film étranger.

L’impressionnante ovation à la fin du long métrage (on parle de trois minutes d’applaudissements) est une réponse éloquente à ceux qui se demandaient s’ils devaient rester ou non. « C’était un beau film. Un très beau film. » Ceux qui hésitaient et qui l’ont raté, le regrettent déjà.

LE FILM « DE » FÉLIX LECLERC

Film d’époque très attendu et attirant un public aux attentes élevées, Francis Leclerc venait présenter en début de soirée son adaptation du récit autobiographique de son père Félix Leclerc : Pieds nus dans l’aube. En compagnie du comédien Roy Dupuis (5e présence au Festival et toujours très heureux de s’y trouver) et du directeur de la programmation chez Films Séville M. Yoann Sauvageau, Francis Leclerc a expliqué qu’ils étaient en fin de tournée promotionnelle : « On finit un peu notre périple ici en Abitibi-Témiscamingue; le film est sorti vendredi à travers le Québec. La bonne nouvelle, c’est qu’il marche très bien. Vous allez pouvoir le voir et le revoir; il sort en salle à Rouyn-Noranda et à Val-d’Or vendredi prochain. » Puis, il a bien fait rire la salle en présentant Roy Dupuis qui personnifie son grand-père. « J’ai bien choisi. Non? »

Déjà habitué depuis plusieurs jours à recevoir des applaudissements chaleureux pendant le générique final, mais bref, les spectateurs préférant bien entendre la musique de Félix à la fin du film, le réalisateur ne s’attendait pas à cette longue ovation rouynorandienne : avec des spectateurs assis, puis debout; avec des applaudissements pas trop forts pour entendre la musique, puis plus forts. Francis Leclerc et Roy Dupuis, s’étant levés et étant éclairés par un projecteur depuis un bon moment, ne sachant plus quoi faire, décident de se prendre dans les bras. Ah! le public du Festival : toujours imprévisible.

UN FILM QUI SUSCITE LA DISCUSSION

« Il y a du monde. Ouais! », s’est exclamé sur scène le réalisateur Martin Laroche heureux de voir une salle pleine en ce lundi après-midi pour assister à la première nord-américaine de son film Tadoussac. En compagnie des comédiennes Camille Mongeau et Isabelle Blais, il a expliqué à quel point il était heureux d’être là : « C’est ma troisième fois à Rouyn-Noranda avec un long métrage. Je suis extrêmement heureux; j’adore cette salle. J’adore la ville. » Il a ensuite invité les gens à demeurer dans la salle après le film pour une séance de questions et réponses.

Abordant un sujet qui touche les femmes de partout dans le monde, le film n’a laissé personne indifférent. Certains soulignant la performance d’actrice de la jeune Camille Mongeau, d’autres retenant plutôt celle d’Isabelle Blais, touchante dans son rôle de mère.

Texte: Alain Aylwin

Photo: Louis Jalbert

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