Regard sur le Festival, Jour 5

JOUR 5

MERCREDI, 2 NOVEMBRE 2016

 

PAR AMOUR RÉCIPROQUE

Accompagné par le réalisateur Robbie Hart et le producteur Sergeo Kirby de Canal D, quel passage remarqué de Patsy Gallant au Festival pour la première mondiale mercredi après-midi du documentaire PATSY. Après la projection, elle a demandé à ce qu’on allume les lumières dans la salle; elle voulait voir les spectateurs, elle voulait établir une communion avec les festivaliers de tous âges. Puis, elle a chanté trois chansons, suivies de quelques rappels. Quelle fougue! Quelle vivacité!

 

Déjà la veille, les invités du Festival avaient eu un avant-goût de la grande générosité de l’artiste lors du repas du midi quand elle avait chanté a cappella un grand succès de Starmania. Une prestation impromptue, mais pas sans que la chanteuse ait fait, dans un premier temps, le tour des tables pour rencontrer ses admirateurs.

 

« Pourquoi lancer ce film à Rouyn-Noranda? », se fait demander constamment le réalisateur par des journalistes. « Pourquoi pas », est sa réponse. Et tout l’amour qu’elle a reçu, en réponse à tout l’amour qu’elle a donné tout au cours de son passage à Rouyn-Noranda, conforte sa réponse.

 

 

 

FORFAITS POPULAIRES

LES FORFAITS ATTIRENT DES GENS DE PARTOUT

QUI FINISSENT PAR RÉAGIR À LA ROUYNORANDIENNE

Les spectateurs du Festival viennent de partout au Québec et même d’au-delà. C’est spontanément et avec fierté qu’ils aiment dirent d’où ils arrivent. Ainsi, cette année, on rencontre des gens de Gatineau, St-Jérôme, St-Bruno, Chambly, Victoriaville, Trois-Rivières, Québec et même, Hamilton (Ontario).

 

Un couple de Verchères, Louise Robillard et Louis Lachance, qui sont ici pour une troisième fois et qui ont opté cette fois-ci pour un forfait long, sont toujours aussi impressionnés par la réaction des spectateurs. « J’ai vu une femme sortir de la salle de cinéma, les yeux plein d’eau, et dire à son amie : C’était beau. Hein! », raconte Louis avant de poursuivre : « On voit la salle réagir d’un bloc. C’est comme électrique. »

 

Sa compagne approuve : « L’atmosphère de Rouyn-Noranda est propice à ça. » Et elle poursuit en parlant de l’étreinte de Marc Messier avec les deux jeunes acteurs pendant le générique final du film d’ouverture LE PACTE DES ANGES : « C’était comme si la fiction devenait réalité. Comme si les personnages du film venaient de se retrouver dans la salle. »

 

Louise et Louis n’avaient jamais mis les pieds en Abitibi-Témiscamingue quand il y a quatre ans, ils sont venus pour la toute première fois au Festival. Aujourd’hui, ils savent comment s’appellent les habitants de Rouyn-Noranda, ils connaissent leurs meilleurs restaurants, ils comprennent comment ils réagissent… Et vendredi, quand ils seront de retour à Verchères, pour prolonger cette agréable atmosphère témiscabitibienne, ils poursuivront leur rituel d’après festival, en écoutant un disque de Richard Desjardins.

 

 

 

DES IMAGES D’ICI SUR UN SCÉNARIO SUISSE

Une co-production Canada-Suisse tournée entièrement dans la région, MISÉRICORDE, était présentée mercredi après-midi. Toute une curiosité en perspective : comment des Suisses ont-ils réussi à adapter leur histoire pour pouvoir la tourner en Abitibi-Témiscamingue? « Personne n’a encore vu le long métrage, alors on a vraiment hâte de le voir », a expliqué sur scène Astrid Barrette-Tessier, coordonnatrice régionale et directrice des lieux de tournage. « Les quelques images qu’on a vu mettent vraiment en valeur la région. » C’est d’ailleurs un élément qui a beaucoup plu aux festivaliers comme en font foi les commentaires de cette spectatrice : « C’est toujours agréable de voir des lieux qu’on connaît; on est à Cadillac, à Matagami… C’est plaisant de se reconnaître. C’est proche de nous; le monde autochtone. De ce temps-ci, c’est très d’actualité. Malgré quelques invraisemblances, c’est proche de la réalité. J’ai embarqué. »

 

 

 

TOUT ROUYN-NORANDA EST FESTIVAL

Lendemain de première pour le réalisateur Robin Aubert qui se retrouve dans un restaurant de la ville pour le petit déjeuner. Rapidement, il partage sur les réseaux sociaux une photo de sa tasse avec ce message. « La dame au Café Saint-Exupéry de Rouyn-Noranda m’a dessiné une bobine de film dans mon café « à matin » pour me féliciter de la première de mon film TUKTUQ hier. Salle comble. Ovation chaleureuse. Les gens d’Abitibi, je les aime de coeur. »

 

Texte: Alain Aylwin, La Dépêche

Photo: Cédric Corbeil

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