37e FESTIVAL DU CINÉMA INTERNATIONAL EN ABITIBI-TÉMISCAMINGUE Une édition marquante

Ce soir avait lieu la cérémonie de clôture du 37e Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue.

 

LES LAURÉATS

 

LE GRAND PRIX HYDRO-QUÉBEC  est décerné par le public à WOMAN AT WAR, du réalisateur Benedikt Erlingsson.

Une quinquagénaire indépendante, qui mène une double vie de farouche militante pour l’environnement derrière sa routine tranquille. Alors qu’elle mène une guerre secrète contre l’industrie locale de l’aluminium, elle reçoit une lettre lui annonçant enfin l’acceptation de sa demande d’adoption. Ce nouveau rôle de mère lui permettra-t-il de poursuivre son combat?

 

Ce film est de ces œuvres qui restent longtemps en mémoire, ici grâce à ses sublimes images de décors naturels islandais et au récit magnifiquement fignolé, interprété avec brio. D’une grande humanité, raconté avec intelligence il a sans contre dit séduit les festivaliers.

 

PRIX TÉLÉBEC

 Le Prix Télébec a été remis au court métrage Trois pages du réalisateur Roger Gariépy mettant en vedette Martin Drainville.

Homme discret, Martin apprend qu’il ne lui reste que quelques mois à vivre. Il décide de garder son secret et de prendre sa revanche sur une ancienne blessure. Trois pages d’une partition de Bach lui permettront d’illuminer, du bout du tunnel, toute son existence.

Les membres du jury ont été touchés par le récit, le rythme soutenu qui sert le scénario du début à la fin et la justesse de l’interprétation très touchante de Martin Drainville. Ils soulignent aussi la direction photo soignée en phase avec le propos et l’émotion véhiculée, ainsi que le montage habile qui garde captif.

 

Une mention spéciale du jury Télébec est décernée à FAUVE de Jérémy Comte

Les membres du jury soulignent la qualité du scénario qui transporte habilement le spectateur dans un état de tension, la direction artistique sans failles et l’interprétation des jeunes comédiens.

 

PRIX COMMUNICATIONS ET SOCIÉTÉ

Le prix Robert-Claude Bérubé, du jury Communications et Société a quant à lui été remis à HAPPY FACE d’Alexandre Franchi. Les membres du jury ont été saisis par la multiplicité des regards portés par le réalisateur, les valeurs humaines véhiculées, la qualité du jeu des acteurs et l’ultime message que porte ce film.

 

PRIX ANIMÉ TVA ABITIBI-TÉMISCAMINGUE

Le Prix animé TVA Abitibi-Témiscamingue a été décerné à ANIMAL BEHAVIOuR de David Fine et Alison Snowden. L’humour finement présenté a su plaire aux cinéphiles.

PRIX TÉLÉ-QUÉBEC

 L’Espace court 2018 a été couronné de succès, accueillant un très grand nombre de spectateurs lors des deux soirées de projections au Petit Théâtre du Vieux Noranda. Le court LUNAR-ORBIT RENDEZVOUS, de Mélanie Charbonneau s’est vu remettre le Prix Télé-Québec, résultant d’un vote du public, pour le meilleur court métrage québécois.

 

RELÈVE DESJARDINS

Les bourses Relève Desjardins ont été remises aux films Je déteste ma vie de Shany Lanoix, Adam Moreau et Simon Roberge du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue, campus de Rouyn-Noranda et réflexion de Cyprien Jeancolas, étudiant à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue. Le jury Desjardins salue l’exploration cinématographique des réalisateurs, la réflexion identitaire qui en ressort et la cohérence du propos de la première œuvre et ont souligné l’originalité, l’esthétisme général et l’utilisation d’une composition musicale originale de la seconde.

 

Bilan et invités

La 37e édition a débuté avec, en séance spéciale gratuite, le film CHIEN DE GARDE, de Sophie Dupuis, dans la course pour les Oscars. Suivi d’une longue discussion avec le public présent en grand nombre pour l’évènement

 

En soirée, La 117, HISTOIRE DE GRAND CHEMIN, une projection en trois dimensions  réalisée par 39 étudiants de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, sous la supervision de Louis-Paul Willis, Billy Larivière et Louis Artiges. L’expérience originale, historique et anecdotique met en scène la relation particulière que les habitants et voyageurs entretiennent avec cette route mythique.

 

La soirée d’ouverture s’est conclue avec la première mondiale du film L’Amour de Marc Bisaillon. Ce film inspiré de l’histoire de Stephen Marshall a ébranlé le pays en 2006. Avec un sujet aussi lourd mais brillamment rendu, le public fut happé par ce drame. Les spectateurs furent aussi très sensibles et émus par la présence de Margaret Miles, la mère de Stephen Marchall, et se sont empressés d’aller à la rencontre de celle-ci une fois le film terminé.

 

Le brunch-conférence avec Ricardo Trogi a rassemblé plus de 175 personnes curieuses de connaître le réalisateur de la célèbre trilogie cinématographique 1984, 1987 et 1991. M. Martin Guérin, animateur, a entre autre permis à M. Trogi de présenter ses inspirations et sa vision du cinéma. Bien sûr, quelques anecdotes savoureuses ont fait rire un public attentif.

 

Le Ciné-Muffin s’est déplacé au Petit Théâtre du Vieux Noranda et a rassemblé plus de 250 personnes. Les familles ont plongé au cœur de la culture péruvienne grâce à une invitée spéciale, des churros fraîchement cuisinés et le long métrage animé PACHAMAMA du réalisateur Juan Antin.

 

L’Espace OFF s’est déroulé sur deux soirées cette année. TERREUR 404, une série de courtes fictions où les pires cauchemars s’incarnent grâce aux technologies d’aujourd’hui a été réalisée par Sébastien Diaz et présentée au Petit Théâtre du Vieux Noranda. Le documentaire SYLVIE À L’ÉCOLE, réalisé par Carole Laganière, a quant à lui été projeté à l’école d’Iberville. Ces projections étaient suivies d’un entretien avec les réalisateurs et comédiens présents.

 

Espace court présentait 31 courts métrages aux cinéphiles. Une édition appréciée par le public qui a salué la qualité et la diversité de la programmation qui n’a jamais compté autant de film québécois.

 

Plusieurs amis du Festival étaient sur place et bon nombre d’invités y étaient pour présenter les films de la programmation.  Le Festival a bénéficié de la présence de nombreux réalisateurs de courts métrages : Émilie Villeneuve de MAMIE ET MIA, Jessy Poulin de LA CHARGE MENTALE POUR LES NULS, Évelyne Papatie de LES ENFANTS DES NOMADES, Gabrielle Cornellier de ORTEILS TALON ORTEILS TALON, Délia Gunn de DÉLIA DE 9 À 5, Dominic Leclerc de CULTURAT, Myriam Guimond de PARTIE DE CHASSE, Didier Belzile de GROS TAS DE MARDE, Geneviève Sauvé de LE SERVICE, Virgil Héroux-Laferté, Martin Laroche et Émilie Villeneuve de LES OUBLIÉES, Frédérick Neegan Trudel de AUDREY, Franie-Éléonore Bernier de MAL DE CŒUR et Baptiste Martin de VEUILLEZ NE PAS TENTER D’OUVRIR LES PORTES.

 

Des moyens et longs métrages, le Festival a accueilli les réalisateurs suivants : Sophie Dupuis de Chien de garde, Marc Bisaillon de L’AMOUR, Yan Giroux de À TOUX CEUX QUI NE ME LISENT PAS, Francis Bordeleau de WOLFE, Christian Beauchemin de UN CHAT ASSIS, Alexandre Franchi de HAPPY FACE, Claude Hamel de TERRITOIRE ISHKUEU | TERRITOIRE FEMMES, David Uloth de DÉRIVE.

 

Pour clore ce rendez-vous ce rendez-vous annuel, en première nord-américaine de EN LIBERTÉ ! de Pierre Salvadori a été présenté au public en présence de l’acteur français Damien Bonnard. Une ovation bien sentie par le public de Rouyn-Noranda, conquis par la qualité du film et de l’interprétation ainsi que par l’intelligence du scénario.

 

De l’école aux résidences pour aînés

L’incontournable Volet jeunesse a su émerveiller près de 3 400 enfants de niveau primaire conviés dans deux salles afin d’assister à une programmation de courts-métrages d’animation.

 

La populaire activité On va aux vues ont aussi été de retour cette année. Afin de faire bénéficier l’ensemble de la population, alors qu’une sélection de 8 courts métrages était en tournée dans sept résidences de personnes âgées.

 

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Le 38e Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue se déroulera du  26 au 31 octobre 2019.