L’atmosphère du festival au jour le jour – JOUR 4 – Mardi, 2 novembre 2021

IL N’Y A PAS QUE LE FILM DUNE QUI DOIT ÊTRE VU SUR GRAND ÉCRAN

 

En cette époque où les très petits écrans se multiplient comme des petits lapins, le grand écran demeure exceptionnel pour vivre des émotions intenses. Un exemple éloquent est celui que nous confiait au début de la semaine Ginette Goulet, une bénévole dans la salle de presse du Festival.

Bien que son frère soit décédé dans un accident minier à Desmaraisville il y 12 ans et que inévitablement un long métrage sur le monde minier comme celui de Sophie Dupuis a tout le potentiel pour la bouleverser, Ginette Goulet est persuadée qu’elle n’aurait pas été aussi troublée si elle avait vu Souterrain sur un petit écran.

DE TRÈS BONS FILMS, TRÈS TROUBLANTS

Mardi soir au Festival, les films projetés abordaient des thèmes difficiles dont celui des relations parents-enfants. D’abord, la productrice Véronique Vigneault et le comédien-humoriste originaire de la région Derrick Frenette nous présentaient leur court métrage en première nord-américaine Les monstres : un film nous amenant à nous questionner sur notre rôle de parent. Jusqu’où doit-on aller pour protéger nos enfants?

Puis, le réalisateur Maxime-Claude L’Écuyer était sur scène pour son court métrage Résonance. « C’est vraiment un honneur pour moi d’être ici. C’est la première fois que je viens à Rouyn-Noranda. Je trouve l’accueil extraordinaire. 40 ans, le Festival! Ce n’est pas rien! Résonance est un film qui parle du choc du diagnostic d’une maladie incurable. Ce n’est pas très jojo, mais quand même. Je vous souhaite un très bon visionnement. Merci beaucoup pour votre accueil. »

Au programme, le long métrage La profession du père du réalisateur Jean-Pierre Améris mettant en vedette Benoît Poelvoorde, Jules Lefebvre et Audrey Dana. Quel père antipathique les spectateurs ont pu découvrir avec le jeu de Benoît Poelvoorde et quel enfant touchant interprété par un Jules Lefebvre.

À la sortie de la salle, on a pu entendre des spectateurs dire : « Quel bon film! » Parlaient-ils de La profession du père, de Résonance ou du film Les monstres? Parions que c’était « Quels bons films! » au pluriel.

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